Article du Blog
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Thermographie vs ultrasons HTA : quel outil pour quel défaut ?
Thermographie vs ultrasons HTA : quel outil pour quel défaut ?
La thermographie infrarouge et l'analyse ultrasonore sont deux techniques complémentaires - pas concurrentes. L'une détecte ce que l'autre ne voit pas. Comprendre la différence permet de choisir la bonne intervention, au bon moment, sur le bon équipement.
La thermographie infrarouge et l'analyse ultrasonore sont deux techniques complémentaires - pas concurrentes. L'une détecte ce que l'autre ne voit pas. Comprendre la différence permet de choisir la bonne intervention, au bon moment, sur le bon équipement.

vendredi 15 mai 2026
vendredi 15 mai 2026
Ce que chaque technique mesure et ce qu'elle ne peut pas voir
La thermographie infrarouge détecte le rayonnement thermique émis par les surfaces accessibles. Elle identifie les anomalies qui génèrent de la chaleur visible depuis l'extérieur de l'équipement : connexions résistives, contacts desserrés, jeux de barres en surchauffe, départs moteurs dégradés. Sur les équipements basse tension accessibles, c'est l'outil de référence rapide, non intrusif, exhaustif sur l'ensemble d'un tableau.
Sa limite est physique : elle ne traverse pas les parois métalliques des équipements HTA fermés. Une cellule HTA, un transformateur encoffré, un appareil de coupure haute tension la chaleur générée à l'intérieur ne rayonne pas suffisamment en surface pour être détectable avant que la dégradation ne soit déjà très avancée. En France, l'accès aux parties nues sous tension en HTA n'est pas possible dans les conditions normales d'exploitation d'un site industriel ou tertiaire. La thermographie seule laisse donc un angle mort sur les actifs les plus critiques.
L'analyse ultrasonore fonctionne sur un principe différent. Elle détecte les émissions acoustiques haute fréquence générées par les décharges partielles, l'effet corona et les arcs naissants à l'intérieur des équipements. Ces phénomènes se produisent dans les zones de dégradation d'isolement à l'intérieur des cellules HTA, dans les enroulements des transformateurs, sur les surfaces des appareillages haute tension. Ils émettent des ondes acoustiques que les capteurs ultrasonores captent depuis l'extérieur des appareils, sans contact avec les parties sous tension, sans ouverture, sans mise hors service.
En résumé :
Thermographie → anomalies thermiques de surface sur équipements BT et extérieurs accessibles
Ultrasonore → défauts d'isolement internes aux équipements HTA fermés, indétectables thermiquement depuis l'extérieur
Ce que chaque technique mesure et ce qu'elle ne peut pas voir
La thermographie infrarouge détecte le rayonnement thermique émis par les surfaces accessibles. Elle identifie les anomalies qui génèrent de la chaleur visible depuis l'extérieur de l'équipement : connexions résistives, contacts desserrés, jeux de barres en surchauffe, départs moteurs dégradés. Sur les équipements basse tension accessibles, c'est l'outil de référence rapide, non intrusif, exhaustif sur l'ensemble d'un tableau.
Sa limite est physique : elle ne traverse pas les parois métalliques des équipements HTA fermés. Une cellule HTA, un transformateur encoffré, un appareil de coupure haute tension la chaleur générée à l'intérieur ne rayonne pas suffisamment en surface pour être détectable avant que la dégradation ne soit déjà très avancée. En France, l'accès aux parties nues sous tension en HTA n'est pas possible dans les conditions normales d'exploitation d'un site industriel ou tertiaire. La thermographie seule laisse donc un angle mort sur les actifs les plus critiques.
L'analyse ultrasonore fonctionne sur un principe différent. Elle détecte les émissions acoustiques haute fréquence générées par les décharges partielles, l'effet corona et les arcs naissants à l'intérieur des équipements. Ces phénomènes se produisent dans les zones de dégradation d'isolement à l'intérieur des cellules HTA, dans les enroulements des transformateurs, sur les surfaces des appareillages haute tension. Ils émettent des ondes acoustiques que les capteurs ultrasonores captent depuis l'extérieur des appareils, sans contact avec les parties sous tension, sans ouverture, sans mise hors service.
En résumé :
Thermographie → anomalies thermiques de surface sur équipements BT et extérieurs accessibles
Ultrasonore → défauts d'isolement internes aux équipements HTA fermés, indétectables thermiquement depuis l'extérieur
"Sur une cellule HTA fermée, la thermographie lit la surface. L'ultrason lit l'intérieur. Ce ne sont pas deux façons de faire la même chose; ce sont deux diagnostics distincts."

Romain AGOULON
Thermographes certifiés CNPP & spécialistes analyse ultrasonore HTA
"Sur une cellule HTA fermée, la thermographie lit la surface. L'ultrason lit l'intérieur. Ce ne sont pas deux façons de faire la même chose; ce sont deux diagnostics distincts."

Romain AGOULON
Thermographes certifiés CNPP & spécialistes analyse ultrasonore HTA
Tableau comparatif : thermographie vs ultrasonore HTA
Critère | Thermographie infrarouge | Analyse ultrasonore |
|---|---|---|
Ce qu'elle détecte | Anomalies thermiques de surface | Décharges partielles, défauts d'isolement internes |
Équipements ciblés | Tableaux BT, connexions, départs, jeux de barres | Cellules HTA, transformateurs, appareils de coupure HTA |
Accès nécessaire | Vue directe sur les parties inspectées | Proximité de l'appareil, sans ouverture |
Mise hors tension | Non - sous tension | Non - sous tension |
Arrêt d'exploitation | Non | Non |
Ce qu'elle ne voit pas | Défauts internes aux équipements fermés | Anomalies thermiques de surface |
Certification de référence | Q19 CNPP / APSAD D19 | Pas de certification nationale normée équivalente |
Moment idéal d'intervention | Inspection annuelle recommandée par l'assurance. | Complément systématique sur actifs HTA HTB |
Quand utiliser l'une, l'autre ou les deux
La thermographie est indiquée en premier recours sur l'ensemble d'une installation électrique : elle couvre rapidement le tableau BT, les connexions, les départs et les équipements périphériques. Elle constitue la base du contrôle annuel certifié Q19 et produit un rapport transmissible à l'assureur.
L'analyse ultrasonore complète ce diagnostic sur les équipements HTA. Elle est particulièrement recommandée dans trois situations : sur les cellules et transformateurs de plus de 15 ans, après tout incident électrique ou reprise de tension, et sur les sites où une défaillance HTA entraînerait un arrêt de production critique.
La combinaison des deux techniques sur une même visite permet d'obtenir un diagnostic complet de l'ensemble de la chaîne électrique BT et HTA sans arrêt d'exploitation, sans consignation, en une seule mobilisation d'intervenant.
Tableau comparatif : thermographie vs ultrasonore HTA
Critère | Thermographie infrarouge | Analyse ultrasonore |
|---|---|---|
Ce qu'elle détecte | Anomalies thermiques de surface | Décharges partielles, défauts d'isolement internes |
Équipements ciblés | Tableaux BT, connexions, départs, jeux de barres | Cellules HTA, transformateurs, appareils de coupure HTA |
Accès nécessaire | Vue directe sur les parties inspectées | Proximité de l'appareil, sans ouverture |
Mise hors tension | Non - sous tension | Non - sous tension |
Arrêt d'exploitation | Non | Non |
Ce qu'elle ne voit pas | Défauts internes aux équipements fermés | Anomalies thermiques de surface |
Certification de référence | Q19 CNPP / APSAD D19 | Pas de certification nationale normée équivalente |
Moment idéal d'intervention | Inspection annuelle recommandée par l'assurance. | Complément systématique sur actifs HTA HTB |
Quand utiliser l'une, l'autre ou les deux
La thermographie est indiquée en premier recours sur l'ensemble d'une installation électrique : elle couvre rapidement le tableau BT, les connexions, les départs et les équipements périphériques. Elle constitue la base du contrôle annuel certifié Q19 et produit un rapport transmissible à l'assureur.
L'analyse ultrasonore complète ce diagnostic sur les équipements HTA. Elle est particulièrement recommandée dans trois situations : sur les cellules et transformateurs de plus de 15 ans, après tout incident électrique ou reprise de tension, et sur les sites où une défaillance HTA entraînerait un arrêt de production critique.
La combinaison des deux techniques sur une même visite permet d'obtenir un diagnostic complet de l'ensemble de la chaîne électrique BT et HTA sans arrêt d'exploitation, sans consignation, en une seule mobilisation d'intervenant.

Ce que ça change dans les décisions de maintenance
Un responsable de maintenance qui ne dispose que d'un rapport thermographique a une image partielle de son installation. Il connaît l'état de ses équipements BT accessibles. Mais il ne sait pas ce qui se passe à l'intérieur de ses cellules HTA un angle mort qui peut rester silencieux pendant des mois avant de se manifester par un arc électrique ou une mise hors tension non planifiée.
Intégrer l'analyse ultrasonore dans le plan de maintenance, c'est fermer cet angle mort. Ce n'est pas doubler le coût d'inspection :
c'est couvrir un périmètre que la thermographie seule ne peut pas atteindre. Les deux techniques partagent la même contrainte : aucune coupure, aucune consignation, aucun arrêt de production. Elles peuvent être combinées lors d'une même intervention.
Pour les exploitants qui pilotent des actifs HTA critiques : postes de livraison, transformateurs industriels, cellules de distribution disposer d'un rapport complet BT + HTA est aussi un argument concret face aux assureurs et aux DAF. Un diagnostic partiel ne couvre pas les angles morts que les assureurs regardent de plus en plus attentivement depuis les révisions récentes des référentiels de prévention.
Questions fréquentes
Peut-on inspecter des cellules HTA par thermographie infrarouge ?
Pas dans les conditions normales d'exploitation en France. Les cellules HTA fermées ne laissent pas passer le rayonnement infrarouge. La thermographie ne peut lire que les températures de surface externe, ce qui est insuffisant pour détecter les défauts d'isolement internes. Si vous souhaitez inspecter votre cellules HTA par thermographie, il faut qu'elle soit équipé d'un hublot opaque au infrarouges. L'analyse ultrasonore est la technique adaptée pour ces équipements.
Qu'est-ce qu'une décharge partielle et pourquoi est-ce dangereux ?
Une décharge partielle est un phénomène électrique qui se produit dans les zones de dégradation d'isolement d'un équipement haute tension sans aller jusqu'au claquage complet. Elle génère des émissions acoustiques haute fréquence détectables par ultrason. Non traitée, elle évolue vers une défaillance complète : arc électrique, destruction de l'équipement, arrêt de site.
L'analyse ultrasonore nécessite-t-elle de mettre le poste HTA
hors tension ?
Non. L'analyse ultrasonore se réalise depuis l'extérieur des cellules, sous tension, sans ouverture ni consignation. C'est son avantage principal par rapport aux essais d'isolement classiques qui imposent une mise hors service. L'exploitation continue pendant toute la durée de l'intervention.
Thermographie et ultrasonore peuvent-elles être réalisées lors
d'une même visite ?
Oui. Phasévo combine les deux techniques sur une même intervention : thermographie infrarouge certifiée Q19 CNPP sur les équipements BT accessibles, analyse ultrasonore sur les cellules HTA et transformateurs. Un seul déplacement, un diagnostic complet de l'ensemble de la chaîne électrique.
Ce que ça change dans les décisions de maintenance
Un responsable de maintenance qui ne dispose que d'un rapport thermographique a une image partielle de son installation. Il connaît l'état de ses équipements BT accessibles. Mais il ne sait pas ce qui se passe à l'intérieur de ses cellules HTA un angle mort qui peut rester silencieux pendant des mois avant de se manifester par un arc électrique ou une mise hors tension non planifiée.
Intégrer l'analyse ultrasonore dans le plan de maintenance, c'est fermer cet angle mort. Ce n'est pas doubler le coût d'inspection :
c'est couvrir un périmètre que la thermographie seule ne peut pas atteindre. Les deux techniques partagent la même contrainte : aucune coupure, aucune consignation, aucun arrêt de production. Elles peuvent être combinées lors d'une même intervention.
Pour les exploitants qui pilotent des actifs HTA critiques : postes de livraison, transformateurs industriels, cellules de distribution disposer d'un rapport complet BT + HTA est aussi un argument concret face aux assureurs et aux DAF. Un diagnostic partiel ne couvre pas les angles morts que les assureurs regardent de plus en plus attentivement depuis les révisions récentes des référentiels de prévention.
Questions fréquentes
Peut-on inspecter des cellules HTA par thermographie infrarouge ?
Pas dans les conditions normales d'exploitation en France. Les cellules HTA fermées ne laissent pas passer le rayonnement infrarouge. La thermographie ne peut lire que les températures de surface externe, ce qui est insuffisant pour détecter les défauts d'isolement internes. Si vous souhaitez inspecter votre cellules HTA par thermographie, il faut qu'elle soit équipé d'un hublot opaque au infrarouges. L'analyse ultrasonore est la technique adaptée pour ces équipements.
Qu'est-ce qu'une décharge partielle et pourquoi est-ce dangereux ?
Une décharge partielle est un phénomène électrique qui se produit dans les zones de dégradation d'isolement d'un équipement haute tension sans aller jusqu'au claquage complet. Elle génère des émissions acoustiques haute fréquence détectables par ultrason. Non traitée, elle évolue vers une défaillance complète : arc électrique, destruction de l'équipement, arrêt de site.
L'analyse ultrasonore nécessite-t-elle de mettre le poste HTA
hors tension ?
Non. L'analyse ultrasonore se réalise depuis l'extérieur des cellules, sous tension, sans ouverture ni consignation. C'est son avantage principal par rapport aux essais d'isolement classiques qui imposent une mise hors service. L'exploitation continue pendant toute la durée de l'intervention.
Thermographie et ultrasonore peuvent-elles être réalisées lors
d'une même visite ?
Oui. Phasévo combine les deux techniques sur une même intervention : thermographie infrarouge certifiée Q19 CNPP sur les équipements BT accessibles, analyse ultrasonore sur les cellules HTA et transformateurs. Un seul déplacement, un diagnostic complet de l'ensemble de la chaîne électrique.
